MUSÉE D'ART DE NANTES

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La majeure partie de l’art ancien provient de la collection du diplomate nantais François Cacault. Ses nombreuses missions lui permirent d’amasser de nombreux chefs-d’œuvre. Le parcours reprend l'esprit de sa collection, fidèle aux Lumières et à la création des musées au début du 19e siècle.

Après la création du musée en 1801 par l'arrêté Chaptal, l’État envoie à Nantes quelques grands formats prestigieux représentatifs du Grand Siècle (Vouet, La Hyre, Rubens) et du 18e siècle (La Fosse).

Cependant la majeure partie des collections d'art ancien (13e-18e siècles) du musée provient de l’achat, en 1810 de la collection Cacault : 1155 peintures, 64 sculptures et plus de 10 000 gravures. Les œuvres du parcours dont les cartels portent la mention « Cacault,.. » attestent de la richesse de cette collection, fruit de toute une vie d’achats du diplomate nantais François Cacault. Ses nombreux voyages et missions à Naples, Rome, Florence ou Gênes, lui permettent d’amasser une imposante collection de chefs-d’œuvre, avec une prédilection marquée pour la peinture italienne de la Renaissance et du 17e siècle. Il faut d’ailleurs souligner la curiosité esthétique de cet homme des Lumières qui s’intéressa aux Primitifs italiens pourtant bien peu prisés à l’époque. Cacault rassembla de nombreuses œuvres caravagesques, autant italiennes (Maître de l’Annonce aux bergers, Assereto), que nordiques (Stomer) ou françaises. C’est ainsi qu’il acquit trois œuvres de La Tour (sous d’autres attributions), joyaux incontestés de cette collection, qui servirent de base à la redécouverte de cet artiste au 20e siècle. Mais les goûts éclectiques de Cacault le portaient également vers l’art des écoles du Nord, du maniérisme (Bloemaert) aux élèves de Rembrandt (Flinck), en passant par de splendides paysages et natures mortes.

Avec son frère Pierre Cacault, peintre, ils érigèrent un « musée-école » à Clisson qui ne fut ouvert que quelques années. Ce musée idéal, mêlant grands maîtres et inspiration antique, devait permettre aux artistes de se former mais aussi d’éduquer le regard du public. A la mort de François, Pierre est privé de son soutien financier et obligé de vendre la collection à la Ville de Nantes.

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