MUSÉE D'ART DE NANTES

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Pour la première fois en France, l’exposition explorera comment, à partir du milieu du 19e siècle, l’essor du chemin de fer a modifié notre conception et notre perception du temps et de l’espace : représenter le paysage, synthétiser le territoire, voir en mouvement ou en panorama, caractériser le temps du voyage lorsque l’on est livré à soi-même ou aux autres…

« C’est un artiste qui procède à la façon des maîtres. Ne lui demandez pas les détails, mais l'ensemble où est la vie. [...] En quelques heures, il vous présente toute la France, sous vos yeux se déroule la totalité du panorama, une succession rapide d'images charmantes et de surprises toujours nouvelles. »

Jules Claretie, Voyages d’un Parisien, 1865

Le train est-il un artiste comme l’affirme Jules Claretie ? Ayant considérablement bouleversé notre rapport sensible à l’espace et au temps, il a assurément été le moteur d’une transformation profonde de leurs représentations artistiques, générant des réponses iconographiques et esthétiques variées qui ont nourri l’évolution d’un art moderne renonçant, pour partie, à l’idéal d’un point de vue fixe sur un monde préindustriel immuable.

Les œuvres montreront, de la critique à la célébration, du refus à l’adaptation, comment les artistes ont réagi à ce nouvel environnement, alors que rails, ponts, vapeur, signaux, horloges, gares et télégraphe devenaient les emblèmes technologiques d’une circulation rapide et régulée des êtres, des marchandises et de l’information, dégagée des contraintes naturelles.

L'exposition s'appuiera sur des recherches qui, depuis les ouvrages pionniers de Leo Marx et de Wolfgang Schivelbusch, ont été régulièrement actualisées, des travaux de Karen Bowie à ceux de James H. Rubin, Andre Dombrovski, Arnauld Pierre, Clément Chéroux, Stéphanie Sauget ou Niklaus Manuel Güdel.

Le Voyage en train s’inscrit également dans l’histoire et l’esprit de la vie culturelle de la métropole nantaise, particulièrement marquée par l’imaginaire technique (musée Jules Verne et future Cité des imaginaires, les Machines de l’Île, festival Les Utopiales).

L’exposition se déploiera en deux parties, aux premier et deuxième étages du Cube, et sera complétée dans la Salle blanche par une installation contemporaine de Corentin Leber.

 

Commissariat général :
Sophie Lévy, directrice conservatrice du Musée d’arts de Nantes.

Commissariat scientifique :
Jean-Rémi Touzet, conservateur en charge des collections 19e au Musée d’arts de Nantes

 

Légendes et crédits :
- Louis Abel-Truchet, La Gare Saint-Lazare, vers 1892 Huile sur toile, 58,5 x 48 cm Collection privée © HYDAC SYSTEMS & SERVICES GMBH resp. Dr. Werner Dieter

Du 21 octobre 2022 au 5 février 2023

Cube

 

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