MUSÉE D'ART DE NANTES

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La collection 19e siècle du musée est d’une grande diversité. Elle résulte d’une politique d’acquisition ambitieuse, d’un certain hasard mais aussi de dons généreux.

En raison de la présence d’un riche fonds d'art ancien, la municipalité décide en 1838 de n’acquérir que des œuvres d'artistes vivants, ce qui explique l’inclinaison actuelle du musée pour l’art contemporain. Le choix se porte sur des artistes connus : Delacroix, Rousseau, Corot et Gérôme. Le hasard fait aussi bien les choses : l’extraordinaire Portrait de Madame de Senonnes peint par Ingres est découvert et acheté chez un brocanteur à Angers en 1853. La générosité des collectionneurs privés est également précieuse : en 1852, la Ville bénéficie du legs Clarke de Feltre et en 1854 de la donation Urvoy de Saint-Bedan. La peinture française des années 1830-1850 entre ainsi au musée avec Brascassat, Scheffer, Flandrin et Delaroche.

En 1861, à l’issue d'une grande Exposition à Nantes, le musée acquiert l’œuvre historique de Baudry, Charlotte Corday et un Courbet, Les Cribleuses de blé, qui fait un véritable scandale en raison de la nature du sujet, jugé vulgaire, et traité dans un format réservé à la peinture d'Histoire. Par la suite, par don ou par legs, des ensembles d’œuvres d’artistes originaires de la région nantaise renforcent le fonds, avec les peintres Le Roux et Maufra mais aussi Merson, ainsi que les 2500 dessins de Delaunay.

Autre point fort : les 90 estampes de James Tissot, léguées par l’artiste à sa ville natale, enrichies par la série du Fils prodigue déposée par l’État en 1904. Depuis quelques années, les acquisitions se poursuivent : Burne-Jones, très peu représenté dans les collections françaises, des dessins et estampes de Maufra, Redon et son maître Bresdin, dont le fonds du musée est le plus riche de France, des peintures de Maxence et Chabas, qui viennent élargir, de façon régulière, le large spectre de courants artistiques qui parcourent le 19e siècle.

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