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L'exposition
La pratique protéiforme d’Hélène Delprat explore depuis plus de quatre décennies les zones troubles de la condition humaine, entre fiction, identité et histoire. Nourrie de littérature, de cinéma et de multiples références, sa démarche mêle peinture, écriture, vidéo et performance dans une vaste constellation d’associations libres. Oscillant entre humour et mélancolie, érudition et dérision, l’artiste construit un univers où le savoir devient matière à fiction et où les images agissent comme des fragments de pensée.
Réalisé en 2011, ce film en noir et blanc détourne le format de la conférence pour en proposer une forme hybride, à la fois érudite, burlesque et critique. Pensé comme une encyclopédie modeste, il se déploie en chapitres où se mêlent mythes, figures historiques, récits contemporains et interviews — circulant de l’Antiquité à Buzz Aldrin, de Peau d’âne à des extraits de presse. Seule en scène, Hélène Delprat endosse une multiplicité de rôles et fait circuler ces matériaux hétérogènes dans un montage proche du collage. À travers cette démultiplication des voix et des figures incarnées, le film prend la forme d’un autoportrait éclaté. Empruntée à une série télévisée britannique des années 1960, la musique rythme l’ensemble, introduisant un décalage entre registre savant
et culture populaire.Hélène Delprat
Les (fausses) conférences, 2011.
Film DV 60 min noir et blanc
Portrait d’Hélène Delprat. © Photo : Hélène Delprat
Commissariat :
Marie Dupas, responsable de la collection Art contemporain au Musée d’arts de Nantes
Légende :
Hélène Delprat (née en 1957), Les (fausses) conférences, 2011. Courtesy Hélène Delprat & Courtesy Galerie Christophe Gaillard & Hauser and Wirth © Hélène Delprat, Adagp, Paris, 2026.