MUSÉE D'ART DE NANTES

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Gina Pane et d’après Raphaël, Léonard de Vinci, Véronèse....

Les copies présentées dans cette salle sont issues de la collection Cacault et dialoguent avec une œuvre d'art contemporain qui rend hommage à la « copie d'invention ». Ne vous méprenez pas, ces copies ont sans doute été créées sans volonté malhonnête !

Copies, apprentissage et marché de l'art
L'usage du mot « copie » dans le domaine artistique ne date que du 17e siècle, et renvoie à des procédés de reproduction d'une œuvre dans son intégralité. Pour désigner l'action de « copier » au 16e siècle c'est le verbe « contrefaire » qui est alors utilisé, bien loin de son sens actuel. Même si les « faux » existent sans doute depuis l’apparition des premières formes de commerce artistique, la plupart des copies présentées dans cette salle, provenant de la collection Cacault, ont sans doute été créées sans volonté malhonnête; les modèles en sont trop célèbres ! Dans le contexte d'une formation en atelier, la copie permet en effet aux jeunes artistes d’assimiler les éléments essentiels d’une technique. Le marché de l'art réclama aussi très rapidement des copies pour les amateurs (qui pouvaient être exécutées bien après l’œuvre originale).

Les copies dans le musée idéal de Cacault
C'est dans ce contexte que le diplomate François Cacault achète à la fin du 18e siècle des œuvres par lots sur les marchés de la place Navone à Rome, et sans doute à Paris à la fin de sa carrière. Il considère alors l'Italie, et particulièrement celle de la Renaissance, comme le modèle indépassable du musée idéal qu'il projette. Ne pouvant acheter les toiles des plus grands maîtres (Raphaël, Léonard, Véronèse), il investit dans des copies qui évoquent des grands jalons de l'histoire de l'art.

Claude Rutault : « révférences » aux maîtres anciens
L’œuvre de Claude Rutault présentée dans cette salle est quant à elle un clin d’œil à une toute autre pratique, une « révférence » (comme l'écrit lui-même le peintre, entre « révérences » et « références ») aux les maîtres . Il y a chez Rutault, en effet, une réelle volonté de se s'inscrire dans la lignée de l’histoire de la peinture, avec ses nombreuses références à Poussin (comme ici) et à Malevitch notamment. Ses prédécesseurs anciens et modernes restent le point de départ de création de ses œuvres, qui s'appuie sur des « définitions/méthodes », ce concept de base que Claude Rutault développe à partir des années 1970.

 

* Paolo CALIARI dit VERONESE, Les noces de Cana, s.d., Huile sur toile, 160 x 216,8 x 4,2 cm. Acquisition M. François Cacault en 1810. Inv. : 186.

  
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