MUSÉE D'ART DE NANTES

Dominique Blais : « Sans titre » (le spectre de la lumière)

23 juin 2017 - 18 mars 2018

Dominique Blais poursuit une œuvre qui se concentre sur la matérialisation de l’immatériel, des énergies et des flux.

 

Ce jeune artiste originaire de Châteaubriant entreprend souvent de revisiter des savoirs et des techniques, en particulier dans le domaine du son et de la lumière. Pour la première intervention dans la vitrine située sur le parvis du musée, Dominique Blais propose un dispositif cinétique qui s’inspire d’un objet bien connu du domaine des sciences, le gyroscope, qu’il associe au disque de Newton. La vitesse de rotation du disque dépend de l’intensité de la lumière extérieure, provoquant des effets d’irisation de la couleur. Sculpture en mouvement, objet insolite, cette œuvre qui se nourrit de la lumière ou de son absence pour faire apparaître ou disparaître la couleur suggère un univers poétique qui entre en résonance avec ce qu’est un musée, le lieu de la lumière et de la couleur.

 

Dominique Blais, Etude pour Sans titre (Le Spectre de la lumière), 2017 © Dominique Blais © Adagp, Paris.

 

Anne et Patrick Poirier : « Anima Mundi »

23 juin 2017 - 15 octobre 2018

Passionnés par l’architecture et l’archéologie, Anne et Patrick Poirier entament leur collaboration en explorant les sites et vestiges de civilisations anciennes.

 

À travers une multitude de médiums, leurs œuvres relèvent d’un va-et-vient continu entre passé et futur, faits réels et imaginaires, mémoire et oubli, ruines et cités utopiques, brouillant les pistes de notre propre temporalité. Pour Anima Mundi, œuvre réalisée en 2014 à l’occasion de la manifestation Musée nomade organisée par le Musée des beaux-arts de Nantes, les artistes s’inspirent de l’ouvrage de Henri Bergson Matière et Mémoire où le philosophe illustre la mémoire par un graphique conique, la pointe vers le bas, touchant une surface délimitée quadrangulaire. Ce couple d’artiste réfléchit alors à cette métaphore et produit le dessin suivant : un cône de métal translucide dont la pointe est dirigée vers les cieux comme réceptacle pour oiseaux. La structure de cette volière singulière contraste ainsi avec la douceur et la fragilité des colombes, symboles de paix. Anima Mundi trouve au Parc de Procé qui l’accueille un bel écrin de verdure.

 

Anne et Patrick Poirier, Anima Mundi, 2014, œuvre réalisée par les ateliers municipaux de la Ville de Nantes, don des artistes au Musée des beaux-arts en 2014 ©Adagp Paris, photo : © Musée d’arts de Nantes.

 

Oeuvres en vitrine

Duane Hanson
Flea Market Lady
Vitrine, rue Gambetta

Assise sur un pliant, le regard plongé dans son livre, une femme vend ses objets personnels au marché aux puces. Le réalisme de cette scène grandeur nature, visible directement depuis la rue Gambetta, plonge le spectateur au coeur de la société consumériste où les gens achètent,
puis vendent pour acheter à nouveau. En exposant ces objets au sein du musée, l’artiste interroge la place de la culture dans notre société. Les oeuvres d’art sont-elles des marchandises comme les autres ?

 

François Morellet
La Gitane n°1
Œuvre du FRAC des Pays de la Loire
Vitrine, rue Georges-Clemenceau

Depuis 1952, François Morellet utilise avec humour des règles mathématiques et des formules géométriques pour créer des oeuvres abstraites qui s’inscrivent dans le courant de l’art concret.

La Gitane n°1 appartient à un ensemble de trois oeuvres en néon dont la caractéristique commune consiste en trois demi-cercles aux diamètres articulés selon trois angles par rapport au mur, précisément dans cette version : 0, 45 et 90°. Ce mouvement d’apparence rigoureuse évoque l’ondulation électrisante de la gitane qui danse sur les paquets de cigarettes, référence appuyée par la couleur bleue des néons.

  
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