MUSÉE D'ART DE NANTES

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Claude MONET

(Paris, 1840 – Giverny, 1926)

Les Nymphéas à Giverny

1917, Huile sur toile, 100,3 × 200,5 × 3 cm.

Domaine public - © Gérard Blot/RMN

 

Après s'être installé à Giverny en 1883, Claude Monet trouve son motif de prédilection : les nymphéas, nom scientifique des nénuphars. Il aménage un bassin japonais où il passe des heures à scruter les effets de la lumière sur ces plantes, le jeu des reflets dans l'eau ou la végétation autour.

L’œuvre présentée dans cette salle témoigne de cette obsession. L'artiste a adopté depuis 1910 des points de vue de plus en plus rapprochés, se concentrant principalement sur le jardin d'eau. Influencé par le cadrage photographique, Monet donne à voir un zoom sur les reflets du bassin. Le ciel et l'horizon disparaissent tandis que le motif recouvre la totalité de la surface picturale. L'eau, les nymphéas et les branches du saule se mélangent dans une gamme chromatique verte. Seules quelques touches de rouges/roses et de bleus sur les extérieurs de la toile viennent rompre avec cette harmonie. En s'approchant du tableau, on remarque la touche épaisse de l'artiste et l'exécution presque abstraite des nymphéas réduits à des formes ovales. De même le reflet des branches de saule dans l'eau est réduit à des ondulations de couleurs. Les gestes du peintre sont très présents. On peut suivre les traces de pinceaux verticales figurant le reflet du saule et les touches horizontales des nymphéas.

Cette œuvre est réalisée à la même période que le grand ensemble du musée de l'Orangerie à Paris. Plusieurs similitudes sont ainsi visibles comme le point de vue, le format horizontal ou la liberté de la touche.

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